mardi 31 mai 2011

Je peux tout vous dire

Cécile Sales raconte son itinéraire de psychanalyste dans Vous êtes sale... je peux tout vous dire. Ce titre étrange lui a été inspiré par des paroles d'analysants, jouant sur son nom.
Elle évoque d'abord sa propre histoire, ses années d'enfance, d'adolescence et de jeune adulte, jusqu'à l'épreuve qui bouleverse sa vie et la dirige elle-même vers la psychanalyse. Elle raconte ensuite son expérience d'analyste lorsqu'elle passe de l'autre côté du divan ou du fauteuil. Enfin, elle retrace quatre cas de cures, qu'elle appelle "Histoires de séparation".
Elle ouvre une fenêtre vers la compréhension de cette pratique en rapportant la manière dont elle a exercé ce métier, avec ses réussites et ses échecs. C'est une démarche honnête et claire, mais qui ne donne pas forcément envie de s'engager dans une psychanalyse, quand on prend conscience de la durée d'une cure et des souffrances qu'elle soulève...
C'est simplement écrit et on lit ce livre comme un roman, le roman de la vie, avec ses bas et ses hauts. L'auteur parle de voyages à travers les autres. Elle conclut : "Oui, immobile et le plus souvent silencieuse, j'ai beaucoup voyagé".

Éditions du Félin, Collection Les marches du temps, 2010, 176 pages.

dimanche 15 mai 2011

Lectures sur le divan

Voilà un auteur aussi sympathique que singulier. Chez lui, aux États-Unis, il est considéré comme une star.
Irvin D. Yalom, psychiatre et écrivain, passionné de philosophie et de littérature russe, écrit dans plusieurs genres (romans, contes, essais) avec l'objectif d'apporter plus de liberté et de sérénité à ses lecteurs.
Mensonges sur le divan est un roman dont David Lodge a dit qu'il est
« captivant, spirituel et extrêmement amusant ». Je suis bien d'accord avec lui, d'autant que leurs styles et leurs humours me semblent proches.
La malédiction du chat hongrois est une série de contes de psychothérapie.
Thérapie existentielle est un essai où il aborde les quatre enjeux ultimes de l'existence qui reviennent le plus souvent sur le tapis (enfin, sur le divan) en psychothérapie : la fatalité de la mort, la solitude, l'angoisse de la liberté et le sens de la vie.
À lire confortablement allongé sur un divan.