
Dès la première page, le climat s'installe : une mère raconte à sa fille comment elle a trouvé sa propre mère pendue. Ça commence bien.
La suite est tendue : la construction d'une cabane sur une île — une activité qui devrait être sympathique — s'engage dans une atmosphère glaciale. Comment peut-on s'entêter à ce point et pourquoi ? Impossible de lâcher ce livre désolant, au suspens réjouissant. Les histoires de plusieurs couples s'emmêlent et s'en mêlent. Ça sent les dérapages pas du tout contrôlés. Au contraire, on dirait que tout le monde fonce dans le mur. Même la météo s'y met : c'est l'été, mais le froid est précoce (on est quand même en Alaska). Une tempête se lève. Bref, il y a un climat dans ce roman de Désolations tout à fait glaçant et jubilatoire !
Éditions Gallmeister, 2011, 304 pages.
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