
Ensuite, pourquoi publie-t-on des romans posthumes inachevés ? L'éditeur est sûr de vendre aux fans. Un inédit d'un auteur mort (en l'occurrence, Kawabata a quitté ce monde en 1972), c'est intrigant : parfois on trouve des pépites (dans les tiroirs de Carver, par exemple). Publier un brouillon ou une autre version peut parfois se révéler intéressant. Pour qui aime Proust, ses brouillons publiés dans la Pléiade sont admirables. Mais parfois, on peut se demander si le texte inachevé n'aurait pas mérité une réécriture et si l'auteur aurait accepté sa publication, telle que, de son vivant. Donc, je suis persuadée que cet immense écrivain — de la nostalgie, de la contemplation et de l'érotisme — ne m'en voudra pas de ne pas avoir persévérer dans ma lecture.
Éditions Albin Michel, 2012, 264 pages.

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