samedi 21 février 2026

Dévorer Duras

Marguerite Duras fascine ou excède. Personnellement, elle m'inspire. Je dévore même les livres sur elle. 
Dans Marguerite Duras. Dévorer, tout, la journaliste du Monde Béatrice Gurrey se base sur des entretiens exclusifs et archives pour dresser un portrait sensible et honnête, c'est-à-dire sans occulter les défauts et contradictions de l'écrivaine qu'elle compare à une ogresse qui dévore tout et tous. 
Duras gardait tout, surtout certains secrets et mystères, et transformait en œuvres littéraires, pièces de théâtre ou films, transposait, brouillait les pistes. Béatrice Gurrey rétablit aussi quelques vérités. 
Aujourd'hui encore, Marguerite Duras est toujours lue, jouée, vue au cinéma. Pourquoi ? L'autrice le résume fort bien, page 57 :

Pourquoi, trente ans après sa mort, Duras fascine-t-elle autant ? Sans doute pour sa vie romanesque, faite de contradictions, de zones d'ombre, d'amours sublimes et contrariées, de liberté, de sexe, d'alcool, de dépressions et d'une envie de vivre à toute épreuve. Celle d'une petite femme rieuse et autoritaire, d'une liberté folle, élevée au rang de mythe à la force de l'écriture. et bien sûr pour son œuvre magnétique et dense, reconnaissable entre mille — autant objet de sarcasmes que d'une inaltérable admiration. En son noyau, l'enfance, dont elle a gardé une approche enchantée et douloureuse.

Éditions de l'Aube et du Monde, 2026, 224 pages. 

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