
En fait, voilà un festival qui demande à son public un petit effort pour des chefs d'œuvre un brin difficiles, qui présentent quelques handicaps commerciaux, qui poussent le bouchon du divertissement au-delà du basique, mais qui valent le coup qu'on s'y intéresse.
Comme le précise le site du festival, il s'agit de films qui ont le défaut d'être : muets, égocentriques, trop longs, courts, expérimentaux, amateurs, contemplatifs, lents, sociaux, art-vidéo, low-fi (son pourri), narratifs ou politiques... Espérons qu'ils ne cumulent pas plusieurs de ces critères comme le film de Apichatpong Weerasethakuln, Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, qui a reçu la Palme d'Or à Cannes en 2010 et à qui je décerne la Palme du film chiant. Ceci dit, par principe, j'admire Tim Burton qui a pris le risque de récompenser ce film insupportable, ne serait-ce que pour donner une chance à un cinéaste thaïlandais qui aurait pu tomber dans l'oubli (d'autant que son nom à lui ne marque pas facilement les esprits). Que celui qui a vu ce film, et ne s'est pas mortellement ennuyé, me laisse un commentaire. Mais je vous rassure, il n'est pas au programme de ce festival très sérieux mais qui ne prend pas au sérieux.

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