Après son premier roman Anguille sous roche qui a enflammé la place littéraire, Ali Zamir (ou Zamir Ali) revient avec Mon Étincelle.Le voyage, comme l'amour, nous donne des ailes à la fois insolentes et chevaleresques, insupportables et audacieuses, dangereuses et salvatrices. Tout finit par avoir l'air mi-figue mi-raisin. Ne vous plaignez surtout pas. Le vent vous amène là où vos ailes battent.
C'est encore une histoire de jeune fille car les jeunes filles inspirent particulièrement l'auteur, lorsqu'elles ont du caractère, qu'elles rêvent de liberté et qu'elles veulent vivre leur vie, contre l'avis de leurs parents ou contre les lois strictes de la société où elles vivent.

Comme dans Anguille sous roche, l'histoire, avec ses histoires imbriquées les unes dans les autres, se situe aux Comores donc. Cette fois-ci non pas dans l'eau mais dans les airs, pendant un voyage en avion plein de turbulences, comme la vie et le monde peuvent l'être. Pendant ce vol périlleux, et incertain quant à son terme, la narratrice se remémore certains épisodes de sa vie, de celle de sa mère, découvrant même les circonstances de sa naissance.
Zamir Ali donne toujours des noms poétiques ou drolatiques à ses personnages : Douceur, Étincelle, Douleur, Efferalgan, Dafalgan, Vitamine, Calcium... On retrouve aussi son style bigarré et surprenant, tissé (et métissé) d'expressions populaires et de mots érudits. À ce propos, Ali Zamir dit : "C'est donc un mélange pour effacer les frontières entre les registres de langue et arriver à une littérature sans statut précis : il faut donner du souffle à la littérature pour qu'elle soit appréciée par les jeunes telle qu'elle est et non telle que certains veulent qu'elle soit."
Mon Étincelle est un conte flamboyant sur la vie, l'amour et le monde tels qu'ils vont : un voyage céleste et mouvementé.
Éditions Le Tripode, 2017, 280 pages.
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