
L'ouvrage nous invite dans l'univers insolite de ce métier vieux comme l'imprimerie, son histoire — riche en faits et fugues alcoolisées — et surtout sa langue pittoresque et imagée.
Où l'on découvre que ce jargon haut en couleurs est peuplé d'animaux : si l'on sait ce qu'est un canard, on connaît moins les chiens, les singes, les chèvres, les loups-phoques, les hannetons (quand ce ne sont pas des araignées dans la coloquinte)...
Les coquilles — la hantise du correcteur et du typographe — dont l'étymologie est inconnue (l'auteur nous propose sa version) font l'objet d'un chapitre entier tant il y a d'anecdotes malencontreuses à raconter.
Enfin, pour terminer le bestiaire, un florilège d'âneries que des typographes ou gens de lettres dignes de ce nom n'auraient pas dû laisser passer.
Si la modernisation de l'imprimerie a fait disparaître ce métier, son histoire et son langage revivent grâce à cet ouvrage.
Éditions Le Mot et le Reste, 2019, 152 pages.
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